Autobiographie presque vraie – Extrait n°1

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faire écrire son autobiographie

 

Voici ci-dessous le premier épisode d’une vraie fausse autobiographie, qui vous donnera peut-être le goût de faire réaliser la vôtre ou celle d’une personne proche…

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Pourquoi ce livre ? 

Je souhaite aujourd’hui, par ma mémoire, transmettre à mes descendants le souvenir de leur famille, d’époques et de contrées qu’ils n’ont pas connues. C’est aussi une  manière pour moi de m’offrir – après avoir tant sillonné l’espace – un voyage dans le temps, celui de ceux qui ont  vécu avant moi, et le mien, de l’enfance jusqu’à mon âge avancé.

J’ai  été  témoin  de  l’évolution  étonnante  du  monde,  des  technologies,  des  habitudes et des mœurs, cela à travers une vie vécue sur trois continents différents et dans plus de quinze pays. C’est pourquoi je désire raconter ma vie et ma famille en inscrivant ce récit dans ses contextes historiques et géographiques, afin de pouvoir éclairer les plus jeunes sur les spécificités  propres  aux  époques  antérieures, aux autres parties du globe,  et  peut-être   les  aider  ainsi  à   mieux  comprendre ce que j’y ai vécu, ce qui s’y est déroulé. Les aider à mieux me comprendre moi, également, qui ai été pour eux la « vadrouilleuse de la famille », celle qui n’a jamais su rester en place… ni à sa place – refusant les injonctions sociales d’un temps où il n’était pas encore si commun que cela pour une femme de voyager seule.

J’ai eu la chance de vivre – et aujourd’hui encore – sinon en distance, du moins dans le  cœur – proche de cette famille qui  est restée soudée et au sein de laquelle l’amour a, malgré  les bourrasques et les vicissitudes de l’existence, perduré. Si mon histoire est empreinte des mes voyages, de mes multiples périodes de vie, elle l’est aussi de celle des miens, qui – directement ou incidemment – m’a marquée et a influencé mon chemin.

Ce livre s’adresse donc à mes enfants, mes petits-enfants, ainsi qu’aux autres membres de ma grande famille. Et au-delà de la transmission familiale dont je souhaite faire œuvre, je serai heureuse s’il peut – avec modestie – apprendre  des  choses  à  d’autres  personnes,  tant  au sujet d’aspects  disparus  d’époques  révolues  que  concernant  l’histoire  de cette planète qu’il m’a été donné de parcourir et d’habiter.

Si la construction de ce récit est chronologique, je me permettrai néanmoins  à certains moments de  sortir  de  ce  temps  linéaire  pour  mettre  en  lumière  comment  certains  souvenirs  en  convoquent  d’autres  qui  les  précèdent  ou  renvoient à des pensées que j’ai aujourd’hui. Ce que j’écrirai ici, et aussi la façon  dont  je  le  raconterai,  est  à  l’image  de  ce  qu’est  la  mémoire : sélective,  rétrospective et en perpétuel mouvement. Ainsi je ne parlerai pas de tout ni de tous, ce qui serait de toute façon une  entreprise quasiment impossible ! J’ai écrit ce livre au gré des souvenirs qui ont  affleuré, surgi, et des réflexions qu’ils ont fait émerger dans le présent. Je ne me suis donc pas forcée à vouloir à tout prix être exhaustive, j’ai laissé les choses se manifester d’elles-mêmes.