J’ai eu la chance et le plaisir de participer dernièrement à deux belles aventures d’écriture biographique. Tour à tour, deux femmes, Jacqueline (90 ans), puis Claudine (93 ans), m’ont fait confiance pour écrire le récit de leur vie.
Pendant plusieurs mois, chacune d’entre elles m’a raconté ses bonheurs, ses peines, ses espoirs. Chacune est revenue loin en arrière pour faire émerger des souvenirs.
Cette démarche leur a permis de transmettre, sous la forme d’un livre, une mémoire : la leur propre, celle de leur expérience de vie ; mais, également, celle d’époques passées, que « les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » : la Deuxième Guerre mondiale, des modes de vie ruraux aujourd’hui disparus, des métiers anciens, un rapport au monde particulier, qui n’était pas le même dans les années 1940, 1960, etc., qu’aujourd’hui.
Leurs enfants, petits et arrière-petits-enfants sont aujourd’hui heureux de pouvoir conserver sous la forme d’un objet tangible – un livre – le récit de leur mère, grand-mère, arrière-grand-mère.
Chaque livre est une expérience singulière, enrichissante tant pour la personne qui se raconte, que pour celles et ceux qui liront son récit, mais aussi pour celui qui prête sa plume pour permettre cette transmission (moi-même, l’écrivain-biographe).
Faire écrire son autobiographie, c’est faire et se faire un cadeau qui restera ; c’est conserver sa mémoire et celle de temps révolus aujourd’hui… ou demain.
